“My Quiet Revolution” in The Malahat Review!

 

Jeffrey_Veregge

Cover: “Nothing Can Hold Us” by Jeffrey Veregge

Clickez ici pour la version française.

It’s been nearly a decade since I discovered Québécois folk legend Jean Leloup while on a summer work exchange in St-Jérôme, Québec—quite possibly the least romantic place to try to learn French. After work, I would listen to “Balade à Toronto from La vallée des réputations on repeat in my bedroom.

Back then, I never imagined I would fall in love with a Québécois and move to Montréal. Whether or not it was idealistic, I wanted to learn French because bilingualism was part of my Canadian identity.

Having lived in Montréal for two and a half years now, I’ve had that identity challenged many times. My delicate anglophone ego has reared its head time and again as I struggled to express myself in French. Though I was given a hearty welcome from my partner’s friends and family, I often felt like an outsider.

Jean Leloup could also be called an outsider. He was born in Québec, but grew up in Algeria and Togo. Many would consider him one of the province’s greatest living singer-songwriters, but he refuses to label himself politically. For me, his music transcends the boundaries of language.

Last winter, I wrote an essay titled  “My Quiet Revolution.” In it, I used Jean Leloup’s “Balade à Toronto” as a springboard to explore the boundaries of language, personality, and identity. It seems fitting that this essay found its way into a special creative nonfiction issue of The Malahat Review titled “Elusive Boundaries.”

A few months ago, I saw Jean Leloup in concert for the first time. He gave an energetic show with three encores. Though he didn’t play my favourite song, I guess I’m content to stop singing about Toronto. I’m a Montrealer now.

You can purchase this issue online here for $20. Or, consider buying a $35-subscription to a magazine that supports emerging Canadian writers like me.


Jeffrey_Veregge

Cover: “Nothing Can Hold Us” by Jeffrey Veregge

Ça fait presqu’une dizaine d’années que j’ai découvert Jean Leloup, lors d’un échange d’emploi étudiant à St-Jérôme (l’endroit le moins romantique au monde pour apprendre le français). J’avais 17 ans, pis un de mes collègues m’avait brûlé un CD de musique québécoise. Ça s’appelait Québec Love, et je l’ai encore. J’écoutais « Balade à Toronto » de Jean Leloup à répétition.

À ce moment-là de ma vie, je rêvais pas de tomber en amour avec un Québécois pis de crisser mon camp vivre à Montréal. À ce moment-là, même si c’était de la naïveté, je voulais apprendre le français parce que le bilinguisme faisait partie de mon identité canadienne.

Ça fait plus que deux ans que je vis au Québec, et maintenant je peux me considérer bilingue. Ça ne s’est pas passé sans plusieurs moments difficiles pour mon égo délicat d’anglophone. Comme la fois où j’ai essayé de commander un « fromage grillé » (c’était écrit comme ça sur le menu) au restaurant Le fameux, sur Mont-Royal. La serveuse m’a lancé un regard de pitié et avec condescendance elle s’est tournée vers Simon-Pierre pour lui dire que c’est bon, « au mois elle fait des efforts ».

Tout ça pour dire que, des fois je me sentais une étrangère au Québec.

Jean Leloup, d’une certaine manière, est aussi un étranger. Né au Québec, il a grandi en Algérie et au Togo. Il a des problèmes bien connus de santé mentale. Malgré sa réputation d’un des plus grands chanteurs folk Québecois, il n’a jamais participé aux débats politiques de la province.

J’ai écrit cet essai en anglais l’hiver dernier. Titré « My Quiet Revolution », il explore les frontières de l’identité, de la personnalité et de la langue, encadré par la chanson de Jean Leloup qui m’avait marquée comme ado, même si je ne comprenais pas les paroles. C’est convenable que cet essai ait trouvé une place dans une édition spéciale du magazine The Malahat Review appelée « Elusive Boundaries ».

L’automne dernier, j’ai vu Jean Leloup en spectacle pour la première fois de ma vie. La salle était pleine et il a fait trois rappels. Il a pas joué ma « Balade », mais peut-être c’est le temps d’arrêter de chanter sur Toronto. Moi, je suis une montréalaise.

Si vous aimeriez le lire (en anglais), vous pouvez acheter le numéro ici pour 20 $.

 

 

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